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Monnaie d'Humbert 1er?

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Monnaie d'Humbert 1er?

Message  boris le Lun 21 Fév - 7:05

Bonjour à tous. Pourriez vous identifier cette monnaie en billon,de 16mm de diamètre,avec pour légendes,
Au droit: hDALPHS VIEN, dauphin à gauche.
Au revers: ALBON COMES. croix cantonnée d'un annelet pointé?
Je pense à Humbert 1er,
(Je n'ose pas pousser plus avant le toilettage; si vous avez une idée pour aller plus loin...)
Merci à vous.
Boris.

boris

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Monnaie d'Humbert 1er?

Message  boris le Lun 21 Fév - 7:06

revers.

boris

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Monnaie d'Humbert 1er?

Message  boris le Lun 21 Fév - 8:36

Je crois que je viens de la trouver: Ce serait peut être un denier à l'annelet d'Humbert 1er, comte d'Albon. Pouvez vous confirmer?

boris

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Re: Monnaie d'Humbert 1er?

Message  Admin le Mar 22 Fév - 7:16

Bonjour,
Votre monnaie est un rare denier d'Humbert 1er, il est dans un bon état et je n'essayerai pas de le nettoyer plus.
Légende : + : h DALPhS: VIEn
Traduction : Humbert, dauphin de Viennois.
Description : Dauphin à gauche.
Légende : + : ALBOn : COmeS
Traduction : Comte d'Albon.
Description : Croix pattée cantonnée au deuxième d'un annelet.
PA.4869 ressemble.
Vous pouvez voir un exemplaire sur le site de l'ANRD: http://a.n.r.d.free.fr/page16.htm
ANNE et HUMBERT I
Anne, soeur aînée du Dauphin Jean, se mit en possession du Dauphiné après la mort de ce Prince. Elle était mariée depuis le 1er septembre 1273 à Humbert, baron de La Tour du Pin, fils d’Albert III dont le bisaïeul Géraud de la Tour vivait au commencement du XIIème siècle. Pour faciliter cette alliance, Gui Evêque de Clermont et Hugues, Sénéchal de Lyon, frère de Humbert, lui avaient cédé la plus grande partie des biens qui lui étaient échus en partage, et Alise, sa belle soeur, veuve d’Albert, son frère, par son testament, du mois de mai 1273, lui avait transmis tous les droits qui lui appartenaient dans la succession de son mari.
Humbert, avant son mariage, avait été Chanoine de Paris, Chantre de l’Eglise de Lyon et Doyen de celle de Vienne. Après la mort du Dauphin Jean, il prit le titre de Dauphin mais ce titre lui fut contesté par Robert II, Duc de Bourgogne, qui prétendait succéder au Dauphin Jean, comme plus proche héritier de la ligne masculine. Cette prétention occasionna divers combats assez sanglants et plusieurs sièges. Mais enfin le roi Philippe le Bel, s’étant rendu médiateur, engagea les parties à conclure à Paris le 25 janvier 1285 un accommodement par lequel Humbert demeura possesseur du Dauphiné au moyen de la cession qu’il fit à Robert des terres de Coligny et de Revermont.
Amédée V, Comte de Savoie qui avait pris le parti du Duc de Bourgogne dans cette querelle, en avait une autre avec le Dauphin touchant la Baronnie de la Tour et d’autres terres qu’il prétendait relever de lui. Le Comte attira dans son parti Louis, Baron de Vaud, son frère le Seigneur de Gex, et l’Abbé d’Ambournai avec lesquels il forma une ligue contre le Dauphin. Celui-ci de son côté se fortifia de l’alliance de l’Archevêque et du chapitre de Vienne, de l’Evêque de Valence, de Jean Chalon, Baron d’Arlai et du Comte Valentinois. Il y eut des courses réciproques sur les terres ennemies et des châteaux pris de part et d’autre. Les parties, après avoir fait divers compromis qui suspendirent les hostilités sans les terminer, s’accorderont enfin, au mois de juin 1293, par un traité qu’imagina la Dauphine Beatrix, belle mère de Humbert. Ce fut de substituer, pour l’hommage exigé par le comte, la Baronnie de Faucigni, faisant la dot de Beatrix, à celle de la Tour (Valbonnais, T I p. 237). Deux ans avant cet accommodement, l’Empereur Rodolf étant arrivé, l’an 1291, en Suisse, le Dauphin et plusieurs Prélats et Seigneurs du royaume de Bourgogne vinrent le trouver à Murat pour lui offrir leurs hommages. Humbert remporta de ce voyage l’avouerie de l’Abbaye de St Claude que Rodolf lui conféra pour la tenir comme Senechal du Royaume de Bourgogne, droit qu’il transmit à ses successeurs.
La Dauphine Anne et son époux voulant assurer leur succession à Jean, leur fils, lui avaient fait donation, le 9 décembre 1289, de leurs états en se réservant l’usufruit des revenus. Mais, comme les Comtés d’Embrun et de Gap avaient été démembrés de celui de Fortcalquier, la donation avait besoin d’être munie du consentement de Charles d’Anjou II, Comte de Provence. C’est ce qu’il accorda par lettres du 31 décembre 1293 dans un voyage qu’il fit à Nice (Valbonnais p.73). Le jeune Dauphin, en vertu de l’hommage qu’il avait fait au Comte de Provence, se croyait dispensé de toute subordination féodale envers l’Archevêque d’Embrun. Le Prélat ne l’entendait pas ainsi et prétendait que l’hommage rendu pour ce domaine au Comte de Provence ne préjudiciait pas à celui qu’il devait à son Eglise. Charles II appuya cette prétention, et, par ses lettres datées de Viterbe, le 14 février 1297, il manda au Dauphin père, que deux hommages soient rendus pour la même terre à deux différentes personnes n’étant point incompatibles, il eut à satisfaire avec son fils à ce que l’Archevêque d’Embrun exigeait de lui.
Les querelles et les hostilités s’étant renouvelées entre le Comte de Savoie et le Dauphin, ils convinrent après s’être fait réciproquement beaucoup de mal, de prendre pour arbitre Charles de Valois, frère du Roi de France, lorsqu’il passa dans leurs Etats, pour aller au secours du Roi de Naples son cousin. L’acte du compromis dressé dans une prairie près de Montmeillan est du 5 des nones de juillet 1301. Charles de Valois ordonna préalablement la cessation de toute hostilité ; mais il fut mal obéit, comme on le voit par ses lettres datées de Tournus, à son retour, le 22 janvier 1302 (V.S.) Des réflexions sérieuses que fit le Dauphin Humbert sur lui-même, le déterminèrent à se retirer, dans le mois de Septembre 1306, à la Chartreuse de Val Sainte-Marie au diocèse de Valence. Il mourut le 12 avril de l’année suivante.
D’Anne son épouse, décédée vers la fin de l’an 1296 et enterrée à la Chartreuse de Salètes qu’elle avait fondée il laissa Jean, qui suit ; Hugues de la Tour, Baron de Faucigni par le don que lui a fait Béatrix, son aïeule, en 1303 ; Gui de la Tour, baron de Montauban, que M. Dupuy d’après Villani, a mal à propos confondu avec Gui, Chevalier du Temple, qui fut brûlé le 18 mars 1314, à Paris ; Henri, dit le Viennois, élu évêque de Metz ; et cinq filles, Alix mariée l’an 1296 à Jean I, comte de Fores après avoir été promise au Comte de Savoie, Amédée V ; Marie alliée à Aimar, petit fils d’Aimar III, Comte de Valentinois, morte religieuse à Salètes vers 1355 ; Béatrix, femme de Hugues de Chalon, sire d’Alai, morte à Casselle le 10 juin 1347 ; Marguerite, mariée en 1302 à Frédéric, fils de Mainfroi, marquis de Saluces ; et Catherine, femme de Philippe de Savoie Prince d’Achaie (Valbonnais T1 p. 170).
Humbert I mit dans ses armes un Dauphin accoste de deux tours avec leur avant mur.
Ce fut sous le gouvernement d’Humbert I que fut érigé en Abbaye Chef d’Ordre le Prieuré de la Motte Saint Didier situé à quatre lieux de Romans, non loin de l’Isère et dépendant de l’abbaye de Montmajour près d’Arles. Un seigneur Viennois nommé Jocelin, ayant obtenu de l’empereur de Constantinople les reliques de Saint Antoine, dans un voyage qu’il fit en cette ville vers l’an 980, les déposa dans l’église de ce prieuré où elles attirèrent un concours prodigieux de peuple par les miracles qu’elles opérèrent sur les malades attaqués du feu sacré, appelé depuis le feu Saint Antoine. C’était un érésypèle contagieux qui faisait d’horribles ravages dans plusieurs provinces de France. Gaston, autre seigneur Viennois, ayant éprouvé la vertu de ces reliques dans la personne de son fils, fonda près du prieuré, un hôpital desservi par les religieux laïques, pour le soulagement des malades tourmentés de ce mal. Les hospitaliers s’étant multipliés et répandus en divers lieux, le Pape Boniface VIII en 1297, les tira de la dépendance de Montmajour et convertit le Prieuré en Abbaye de Chanoines Réguliers sous le titre de St Antoine à laquelle tous les hôpitaux du même institut furent soumis. L’abbaye resta comme le Prieuré l’était auparavant dans la mouvance du Dauphin ; et nous voyons qu’en 1327 Guigues VIII reçut à St Marcellin l’hommage solennel de Ponce-d’Alayrac Abbé de St Antoine (Valbonnais TI p. 175).

_________________
Cordialement !
L' Admin.

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denier d'Humbert 1er.

Message  boris le Mar 22 Fév - 8:27

Mille mercis pour votre confirmation concernant cette monnaie, et pour toute la docte documentation associée.
Quant à l'état de cette monnaie, je suis d'accord avec vous, je n'y touche plus.
Bonne soirée.
Boris.

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Humbert 1er

Message  boris le Mar 3 Mai - 2:10

Bonjour. une petite précision que j'avais oublié de demander au sujet de ce denier: En connait on l'atelier d'émission?
A bientôt.
Boris.

boris

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Re: Monnaie d'Humbert 1er?

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